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ID: 791The Rolling Stones Angleterre
The Rolling Stones sont un groupe de rock britannique créé dans les années 1960. Le nom du groupe vient d'une chanson de Muddy Waters. Le blues a toujours été la source d'inspiration principale des Stones.

Le groupe original était formé de Mick Jagger (voix), Brian Jones (guitare), Keith Richards (guitare), Ian Stewart (piano), Charlie Watts (batterie) et Bill Wyman (basse).

Ian Stewart sera écarté par leur manager Andrew Loog Oldham avant même leur premier single; il restera néanmoins le pianiste (non exclusif) sur les disques, et sera jusqu'à sa mort le road manager du groupe.

Création

L'anecdocte est connue : en octobre 1960, Mick Jagger et Keith Richards, deux amis d'enfance, qui s'étaient un peu perdus de vue, se retrouvent sur le quai de la gare de Dartford. Mick a des disques avec lui, dont le Best of Muddy Waters, ce qui incite Keith à venir lui parler. Mick invitera Keith à le rejoindre dans son groupe tout juste naissant, "Little Boy Blue & The Blues Boys". Keith viendra avec son ami Dick Taylor. Brian Jones, grand amateur de blues, joue déjà avec le pianiste Ian Stewart. Tous deux fréquentent assiduement le Ealing Club, un club de jazz de la banlieue ouest de Londres, dans lequel Mick, en plus de son petit groupe, y chante aussi dans les Blues Incorporated d'Alexis Korner, qui ont pour batteur un certain Charlie Watts. Brian sera l'artisan de leur rencontre; le blues et le r'n'b en seront les fondations.

Après un hiver difficile pour Mick, Keith et Brian, passé en co-location avec un certain James Phelge au désormais célèbre 102 Edith Grove à Londres, avec comme ultimes ressources les maigres cachets de quelques petits concerts, les Stones sont enfin prêts à devenir pro.

Le premier concert des Stones se passe au Marquee à Londres, le 12 juillet 1962. Le groupe est alors composé de Brian, Mick, Keith, Ian Stewart au piano, Dick Taylor à la basse et Mike Ivory à la batterie. Taylor partira ensuite former les Pretty Things. Le poste de batteur est toujours aléatoire, oscillant entre Tony Chapman et Mick Ivory. Les Stones cherchent un bassiste. En décembre 1962, Tony Chapman leur présente Bill Wyman, au "Red Lion Club" qui leur plaît immédiatement; peut être grâce à ses amplis, denrée rare à l'époque, mais aussi à ses capacités : il est plus âgé de 7 ans que Mick et Keith, et joue déjà depuis de nombreuse années dans son groupe les Cliftons, avec Tony, tout en étant amateur. Les batteurs des Stones étant trop instables, Charlie Watts, qui connaissait bien Mick pour avoir joué avec lui, se joindra à eux définitivement en Janvier 1963, laissant sa place au sein des Blues Incorporated à Ginger Baker. En Mars de la même année, ils enregistrent à l' "IBC Studio" de Portland Place, à Londres, une "démo", avec comme ingénieur du son le futur mythique Glyn Johns, composée de reprises de r'n'b. Les Stones joueront régulièrement au Ealing Club, puis au Crawdaddy, club que vient d'ouvrir Giorgio Gomelsky. De quelques dizaines de spectateurs, l'audience passe rapidement à plusieurs centaines, dépassant les capacités de la salle.

Andrew Loog Oldham, jeune publicitaire de 19 ans, qui a déjà travaillé avec Brian Epstein, associé au manager Eric Easton, ne rêve que de rencontrer et manager "ses" Beatles, qui viennent de sortir Love me do. Dans son parcours des clubs de Londres, il entre un jour au Crawdaddy, et voit les Stones. C'est la révélation, il sera leur manager.


Débuts

Avec leur nouveau manager, leur carrière décolle. En 1963, la maison de disque Decca et son Directeur artistique (A&R) Dick Row, célèbres pour avoir refusé les Beatles, leur fait enregistrer leur premier single, avec, sur la face "A", une reprise de Chuck Berry, Come on, et, sur la face "B", I want to be loved de Willie Dixon. Ce premier disque leur permet d'entrer discrètement dans les charts britanniques, et de se faire remarquer par la presse. Un deuxième single sort avec, en face A, un titre composé par John Lennon et Paul Mac Cartney, I Wanna Be Your Man, et en face B un instrumental : Stoned.

Ils font leur première apparition TV dans l'émision "Thank you lucky star" de Pete Murray. Leur look, pourtant si conventionnel de nos jours, parait outrancier. Leur cheveux longs font scandale; ce look original et leur attitude parfois méprisante donneront des idées à Andrew L.Oldham.

Afin de se démarquer des Beatles apparus un peu plus tôt et dont la popularité est exceptionnelle, le jeune manager des Stones leur crée une image de « mauvais garçons ». En opposition aux allures de « gentils gendres » des Fab Four, Jagger et sa bande cultivent leur différence, refusant très rapidement le costume-cravate, insistant sur leur chevelure, et défraient la chronique par leurs frasques.

Il est à noter également que c'est à cette époque que Brian Jones commence à manquer quelques concerts pour des raisons de santé, et à se perdre dans ses conquêtes féminines et leur conséquences; il a déjà deux enfants…

Leur carrière prend enfin un tournant définitif. Les concerts deviennent quotidiens; Bill Wyman et Charlie Watts quittent leur emploi pour intégrer les Stones à plein temps; Mick laisse tomber ses études; l'appartement à Edit Grove abandonné, Keith, Mick et Andrew habitent ensemble dans un nouveau logement. Ce dernier fait sera le point de départ d'une nouvelle collaboration : Andrew obligera Mick et Keith à travailler ensemble, à l'image de McCartney et Lennon, à l'écriture de titre pour les Stones.


L'envol de 65

Cependant l'opposition de style entre les deux groupes est le résultat d'un marketing de différenciation alors que leur parcours musical est parallèle : influences communes du rock'n'roll et du r'n'b; les Rolling Stones introduisent progressivement dans leur musique (en particulier sous l'impulsion de Brian Jones) des influences psychédéliques et la musique indienne (on peut notamment rappeler le sitar de Paint it Black ou les tabla de Under my Thumb). L'album Satanic Majesties Request sort en décembre 1967 et porte d'ailleurs largement la « patte » de Brian Jones. Il n'aura toutefois sur le moment qu'un succès mitigé, déconcertant par son côté « planant » quelques fans du blues pur et dur, néanmoins un titre emerge, 2000 Light Years From Home.

1966 sera l'année des dernières tournées avant un grand break : ils avaient tourné de façon ininterrompue depuis leur début, donnant entre 250 et 300 concerts par an. Après leur 5e tournées US et la 8e UK, toutes 2 en 66, les Stones s'accordent du repos. Mick tournera un film, Bill fera de la production, Brian composera une BO de film, etc.

1967 voit la première arrestation de Mick Jagger et de Keith Richards pour possession de drogues. Vite relaxés, il ne feront pas de prison, sinon les quelques jours d'attente de leur comparution. Le magazines Times viendra d'ailleurs à leur secours avec un superbe éditorial en leur faveur, prémice du changement de société en cours.

1968 marque leur grand retour et le début de la fin pour Brian Jones qui s'enfonce de plus en plus dans des addictions dangereuses et la paranoïa, après l'échec commercial de Satanic, les Rolling Stones reviennent aux racines du blues et du rock, d'abord avec le single Jumping Jack Flash, puis avec l'album Beggars Banquet. L'album remet les Rolling Stones en selle avec des morceaux comme Sympathy for the devil et Street fightin' man qui vont asseoir leur réputation du groupe le plus violent de l'histoire du rock et de « greatest band of rock & roll in the world ».


Le tournant de 69

* Exclusion de Brian Jones

Brian Jones, bien que leader dès l'origine, est exclu du groupe en 1969 : ses problèmes de drogues ne lui permettaient plus de suivre le groupe en tournée, et son soudain surpoids dont témoignent encore quelques photos de l'époque ne le faisait plus correspondre à l'image sexy des Stones. Il meurt peu de temps après, noyé dans sa piscine. Brian Jones participa encore un peu à l'album Let It Bleed, aussi violent que l'album précédent avec des titres tels que Gimme Shelter, You can't always get what you want et surtout Midnight Rambler (qui évoque Albert de Salvo, l'étrangleur de Boston), qui deviendra un classique sur scène.

* Le retour à la scène

Le "grand retour" à la scène date de juillet 1969, lors du concert gratuit à Hyde Park, le premier depuis 2 ans 1/2, pour l'intronisation du nouveau guitariste Mick Taylor, qui vient de chez de John Mayall, et, fait non prévu, pour pour rendre un hommage à Brian Jones, décédé 2 jours plutot; Mick Jagger lira à cette occasion un poème de Percy Bysshe Shelley. Mick Taylor contribuera à renforcer les racines blues des Rolling Stones et sa participation aux albums Exile on Main Street et Sticky Fingers marquera le retour à des compositions et des productions plus épurées.

* Altamont

À l'issue de leur tournée américaine de 1969 qui marque leur grand retour aux États-Unis, ils décident de donner un concert gratuit à San Francisco. Le concert aura finalement lieu à Altamont (Californie), mais l'aura de violence des Stones et la mauvaise organisation du concert se soldera par l'assassinat d'un spectateur noir par des Hells Angels. Ce festival marquera la fin de l'utopie hippie (voir le film Gimmie Shelter). La tournée américaine de 1969 sera néanmoins immortalisée par l'album en public Get yer ya ya's out ; où les riffs de Keith Richards et les solos de Mick Taylor sont d'une effacité redoutable.

* l'apogée

En 1971, les Rolling Stones sortent l'album Sticky Fingers avec la célèbre pochette, dessinée par Andy Warhol. Les références au sexe et à la drogue sont explicites, les compositions sont excellentes (Brown sugar, Wild horses, Bitch, Sister Morphine), l'arrivée de Mick Taylor donne un nouveau souffle au groupe qui entame la même année une tournée d'adieu au Royaume-Uni. En 1972, sort leur premier double album Exile on Main Street, suivi d'une tournée triomphale en Amérique du Nord. Les Rolling Stones sont alors à leur zénith. L'album est excellent même s'il ne contient pas vraiment de hit. La chanson Sweet Black Angel, est un hommage à Angela Davis, et le blues y est omniprésent. Le film Cocksucker Blues tourné pendant la tournée nord américaine ne sortira pas, car il présentait une vision trop crue du groupe (drogues, groupies, destruction de chambres d'hôtel). En 1973, l'inspiration du groupe commence à fléchir, à cause de l'addiction de plus en plus préoccupante à l'héroïne de Keith Richards. L'album qui sort la même année, Goat's Head Soup est nettement inférieur aux précédents. Malgré tout il devient un succès commercial grâce à la chanson Angie. Les Stones commencent alors une tournée européenne pour promouvoir l'album, qui reste l'une des meilleures de leur carrière. Le bootleg Brussels Affairs retrace les concerts extroardinaires de cette tournée, les stones sont au zénith de leurs prestations scéniques, les prestations de Mick Taylor sont absolument fantastiques.

La période sombre

* Départ de Mick Taylor - Arrivée de Ron Wood

Mick Taylor quittera les Stones après l'album It's only rock'n'roll en 1974.Il sera remplacé par Ron Wood, issu des Faces et ayant travaillé avec Rod Stewart et Jeff Beck (en tant que bassiste). Bien que musicien moins accompli, il correspond mieux au reste du groupe par son look et son esprit (très sex, drugs & rock'n'roll). Plus de trente ans après son arrivée, il continue pourtant à être considéré comme « le petit nouveau ».

* Années 75-85

Les années suivantes, jusqu'au mi-80, seront une période trouble. Keith Richards est dans ses addictions, la prison et les interdictions de séjours, la mort de proches, doutes musicaux, albums inégaux, arrivée du disco dans leur musique, dispute entre Richards et Jagger, etc...

* Séparation des Stones ?

L'arrestation de Keith à Toronto en 77, qui risque sept ans de prison, met le groupe en péril et jette le doute sur la pérennité de la présence du guitariste au sein des Stones. Le sommet des troubles est atteint en 1986 avec l'album Dirty Work, sur lequel Keith ne joue pratiquement pas. Le titre de l'album est un clin d'œil aux fans, qui connaissent les difficultés du groupe. Cette période sera celle de l'interrogation autour de la séparation des Stones, des albums solo de Jagger et Richards, mais aussi de Wood et Watts.


L'éternel retour

Une forme de renaissance viendra avec l'album Steel Wheels, qui verra les Stones à nouveau soudés, retrouver l'inspiration et l'envie de jouer ensemble. Si les tournées se font dans des grands stades et deviennent un vrai business industriel, Keith insistera pour pouvoir toujours jouer dans des petites salles, plus ou moins officiellement, usant parfois de pseudonyme pour le groupe, afin de rester près des ses fans. A titre d'exemple, l'album "Stripped" est enregistré en partie à l'Olympia de Paris, et en partie au Paradiso Club d'Amsterdam.

Visiblement lassé de ne pas être crédité pour ses contributions, et peut être aussi des tournées incessantes dans les stades ou bien aussi par son avance en age sur les autres, Bill Wyman quitte le groupe en 1993 pour prendre sa retraite. Il forme les Rhythms Kings, groupe comprenant des requins de studios, tous des ses amis, comme Peter Frampton, Albert Lee ou Gary Brooker, et enregistre plusieurs albums aux consonnances blues et jazz. Il aura la satisfaction d'être le membre des Stones à avoir vendu le plus d'albums en solo.

Un nouvel album en 1994, 'Voodoo Lounge', encore plus "roots" que 'Steel Wheels', donne l'impression une fois de plus que les Stones sont de retour. Nouvelle tournée mondiale, et nouveau succès.

L'album A bigger bang apparaît à certains comme une nouvelle résurrection. Il est en effet enregistré "à l'ancienne", dans le château français de Mick Jagger, avec de nombreux blues et des titres très roots, et la "patte" de Keith. Mais peinant quelque peu à se renouveler avec cet album de plus, ils ne font pas illusion auprès d'une partie de la critique et des fans.

Cependant, les Stones sont considérés, avec les Beatles, les Who, Led Zep et quelques autres, comme des inventeurs de la musique populaire moderne. Ils ont tenu à catégoriser dès les origines leur musique comme du Rhythm and Blues (d'après Ray Charles, c'était le nom donné autrefois au Rock and roll avant qu'il ne devienne à la mode), et se réclamèrent à plusieurs reprises de la filiation des grands bluesmen. Légendaires, ils continuent à attirer les foules.

Leur dernière tournée mondiale a commencé le 21 août 2005 à Boston (USA).

Une tournée européenne est également programmée dans la suite. Toutefois, Keith Richards s'étant blessé, les dates européennes de la tournée mondiale "A Bigger Bang", qui devait débuter le 27 mai à Barcelone, ont été différées. Aux dernières nouvelles, les concerts du 3 Juin et 2 Juillet sont reportés au 28 Juillet (où selon le site du NME, la première partie sera assurée par Razorlight).


Clips

Un aspect important des Rolling Stones est la qualité de leurs clips vidéo. Truculents comme She was hot, touchants comme Harlem shuffle, simples comme Waiting on a friend, allusions aux exactions des escadrons de la mort en Amérique centrale comme Undercover, et recourant pour certains à des techniques comme l'image de synthèse, les manipulation vidéo, voire le portamento visuel (Like a rolling stone), ils constituent des œuvres à part entière.


Discographie

Comme pour la plupart des artistes de l'époque, la discographie des Rolling Stones est problématique. En effet, avant 1967, des albums différents sont parus d'une part au Royaume-Uni (et pour l'Europe) et d'autre part aux États-Unis.



Albums originaux


Éditions britanniques (avant 1967)

* The Rolling Stones (1964)
* The Rolling Stones No. 2 (1965)
* Out of Our Heads (1965)
* Aftermath (1966)
* Between the Buttons (1967)



Éditions américaines (avant 1967)

* England's Newest Hit Makers (1964)
* 12 X 5 (1964)
* Now ! (1965)
* Out of Our Heads (1965)
* December's Children (And Everybody's) (1965)
* Aftermath (1966)
* Between The Buttons (1967)



Éditions internationales (depuis 1967)

* Their Satanic Majesties Request (1967)
* Beggars Banquet (1968)
* Let It Bleed (1969)
* Sticky Fingers (1971)
* Exile on Main Street (1972)
* Goats Head Soup (1973)
* It's Only Rock'n Roll (1974)
* Black and Blue (1976)
* Some Girls (1978)
* Emotional Rescue (1980)
* Tattoo You (1981)
* Undercover (1983)
* Dirty Work (1986)
* Steel Wheels (1989)
* Voodoo Lounge (1994)
* Bridges to Babylon (1997)
* A Bigger Bang (2005)



Albums live

* Got Live If You Want It (1966)
* Get Yer Ya-Ya's Out! (1970)
* Love You Live (1977)
* Still Life – American Concert 1981 (1982)
* Flashpoint (1991)
* Stripped (1995)
* Rolling Stones Rock 'N Roll Circus (1996)
* No Security (1998)
* Live Licks (2004)



Best of et Collector

* Big Hits - High Tide and Green Grass (1966)
* Flowers (1967)
* Through the Past Darkly (Big Hits Vol. 2) (1969)
* Hot Rocks (1964-1971) (1971)
* Stone Age (1971)
* More Hot Rocks (Big Hits & Fazed Cookies) (1972)
* Milestones (1972)
* Gimme Shelter (1972)
* Rock N' Rolling Stones (1972)
* No Stone Unturned (1973)
* Metamorphosis (1975)
* Rolled Gold (1975)
* Made in the Shade (1975)
* Time Waits for No One (1978)
* Sucking in the Seventies (1981)
* Solid Rock (1981)
* Slow Rollers (1981)
* Rewind (1984)
* The London Years (1989)
* Jump Back '71-'91 (1993)
* Forty Licks (2002)
* Rarities (2005)


Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/The Rolling Stones
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Titres diffusés:
The Rolling Stones - Angie
Angie
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